Chasse : Recherche au sang lâcher le chien… ou pas ?

Dans une recherche, faut-il garder le chien en longe ou le laisser libre de ses mouvements ?

Le Magazine du chien de chasse N°19

Poser cette question, c’est évaluer la sécurité du chien libéré face à de nombreux dangers.

Certains conducteurs lâchent systématiquement leur chien, d’autres ont décidé une bonne fois pour toute de poursuivre le gibier relevé chien en longe, enfin une troisième catégorie décide de libérer ou pas selon les circonstances locales.

Chaque conducteur, pour des arguments qui lui sont propres, a raison d’adopter sa méthode, quitte parfois à évoluer vers une approche différente.

Le conducteur favorable à lâcher son chien en poursuite estime avoir plus de chance de réussir la recherche en usant de la capacité du chien à bloquer l’animal au ferme et ainsi permettre un tir ajusté. Au-delà de cet aspect tout à fait rée, il y a dans la poursuite un véritable plaisir à entendre les récris du chien menant à pleine voix, puis le changement de voix du chien au ferme. L’excitation créée par la montée d’adrénaline décuple le plaisir du conducteur et estompe quelque peu l’angoisse d’un accident.

L’approche prudente et discrète distille un état d’esprit où se mêlent le plaisir d’une quête réussie et  la crainte d’une charge en direction du chien ou du conducteur. Sentir le sentiment du sanglier ou du grand cervidé réfugié dans un couvert quasi-impénétrable, percevoir un grognement ou un souffle à quelques mètres, observer l’attitude du chien qui a trouvé le juste équilibre entre la bravoure et la prudence face à un gibier  plus de vingt fois plus grand que lui est un moment de grâce d’une rare intensité. Et lorsque le coup de feu retentit, c’est un véritable soulagement qui envahit le conducteur et c’est la fin d’une tragédie belle et cruelle à la fois. Les expériences  riches en émotion viennent nourrir le besoin incompressible de renouveler les mêmes situations.

Ni les blessures superficielles ou graves infligées au chien ni parfois la mort du chien tant aimé ne font changer l’avis des adeptes inconditionnels du « lâcher ». La passion est plus forte que les risques encourus.

Cette conception de la recherche est tout à fait respectable et les réels dangers auxquels les chiens sont exposés sont modérés à l’heure actuelle par les gilets protecteurs et les moyens de localisations efficaces.

Photos et contenus : Charly Jegou, Conducteur UNUCR

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