Le dresseur de chien de chase Jacky Robin

Concours de chien de chasse : Entrainer et concourir en Serbie ?

Entrainer et concourir en Serbie ?

Jacky Robin est un dresseur installé à Cuchon dans la Vienne. Le plus poète des dresseurs est aussi créateur d’ambiance. On a le sentiment que les problèmes lui passent au-dessus et il trouve toujours une solution pour tout avec le sourire. Toujours d’humeur égale et d’un optimisme hors du commun qu’il partage sans compter. Tout cela n’enlève rien à ses qualités de dresseur qu’il met au service de ses clients et sous l’affixe de la Perdrisette, il produit des chiens de qualité. Nous lui avons demandé son avis sur les territoires serbes

Depuis plusieurs années, je n’étais plus satisfait de ce que je trouvais en Andalousie pour mes chiens, surtout avec les pointers de Grande Quête et les jeunes espoirs. Mon ami Jean Claude Bertrand et moi-même avons décidé de tenter l’aventure de la Serbie car c’en est une que d’aller à la découverte de ce pays. Au niveau des kilomètres d’abord : pour moi c’est un peu plus loin que l’Andalousie, mais la location des terrains est nettement moins chère pour un meilleurs travail. Le seul souci, c’est le passage des frontières, surtout serbes, je ne m’étendrai pas là-dessus. Par contre une fois arrivé à destination, notre hôtel, là aussi économiquement, est imbattable. Enfin, les Serbes sont vraiment très serviables. Ils se sont adaptés à nos horaires de vie qui n’ont rien à voir avec les leurs, nous sommes plusieurs Français sur place et cela se passe très bien.

Côté chiens ?

Les difficultés pour pouvoir préparer les chiens, surtout ceux de Grande Quête, sont la diminution du nombre d’oiseaux en France mais aussi le manque de territoires de travail adaptés alors qu’en Serbie nous avons d’immenses territoires à disposition avec des densités de perdrix incroyables. Cela fait quatre ans maintenant que nous y allons deux fois par an, au printemps sur couples puis en automne sur compagnies. Nous avons été obligés de changer de territoire ce dernier automne, mais aucun souci malgré une inquiétude de dernière minute. Les nouveaux terrains étaient parfaitement riches en compagnies, nous les avons d’ailleurs réservés pour ce printemps. Après, il ne faut pas s’exciter : les oiseaux là-bas sont énormément dérangés et deviennent de moins en moins faciles à bloquer et à trouver. De plus, le climat très sec de ces deux dernières années a conduit  certains à dire qu’il y avait moins d’oiseaux. Une affirmation fausse car une fois la pluie arrivée, nous avons retrouvé nos compagnies en grand nombre. Il faut être patient et observateur dans ce pays très particulier. Le biotope, les cultures et maintenant tous les dresseurs font que partout les oiseaux sont bougés tous les jours,  que ce soit au printemps, en automne, en été ou en hiver. Mais malgré tout, sans ces beaux territoires, je pense que je raccrocherais la laisse.

Ensuite les concours. …

Suite de l’article dans le N°24

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