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Histoire : Le chien des premiers chasseurs au fusil

Verney-Carron : deux siècles d’excellence !

Spécialisée dans les armes de chasse depuis 1820, Verney-Carron conserve un savoir-faire ancestral, artistique et artisanal dans la gravure sur métal, la mécanique et le bois, qui fait de cette entreprise restée familiale un gardien du patrimoine français. La marque participe à l’exposition organisée au Musée d’art et d’industrie de Saint Etienne : Deux siècles de production d’armes à Saint-Étienne

Les Verney-Carron ont répondu aux questions du magazine spécialisé en Antiquités « Aladin » :

« Autrefois, nous travaillions essentiellement à la main », nous confie Guillaume Verney-Carron. « Désormais, nous effectuons aussi des gravures au laser commandé par ordinateur, sans toutefois abandonner la manuelle qui est plus profonde. Il est important de garder les savoir-faire. C’est ce que nous appliquons aux armes du département que nous nommons Verney-Carron Collection. » Il s’agit de réalisations faites sur mesure, « customisées ». Évidemment, c’est aussi une question d’image de marque, pas seulement de conservation des savoir-faire.

Une arme se doit aussi d’être bien équilibrée. C’est la première chose que vérifie un amateur averti. « Elle doit bien monter à l’épaule, même les yeux fermés », commente notre interlocuteur. L’ergonomie est donc essentielle, notamment pour les petits calibres pour femmes. « Ils représentent 15 % de nos ventes aujourd’hui et sont en progression constante », ajoute Guillaume Verney-Carron.

Les jardiniers de la France

Le souci de l’esthétique, mais aussi l’amour de la nature… Qui dit armes de chasse, dit évidemment chasse. Les armuriers approuvent l’idée d’un permis de chasse qui demande de réelles connaissances du milieu naturel et de la réglementation, « étant donné qu’il n’existe pas d’éducation à la nature à l’école », précisent-ils. Avant tout, ils tiennent à situer la chasse dans un contexte plus large, voire authentiquement écologiste. « Chasser est avant tout un art de vivre, un contact direct avec la nature dans la brume du petit matin. Tuer un animal est secondaire. Les chasseurs que nous sommes entretiennent les paysages. Ils dépensent trois milliards d’euros chaque année pour maintenir en l’état 15 % des terroirs de France. Les chasseurs sont des jardiniers de la France. La destruction des sols n’est pas notre fait, mais celui d’une agriculture intensive et chimique. En outre, nous ne tuons pas 1/1000e des animaux consommés en France. Celui qui est contre la chasse devrait donc être végétarien. » Dont acte ! Et quand on parle d’écologie urbaine, ils répondent : « Nous prenons les changements sociétaux avec philosophie ».

Suite de l’article dans le N°29

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