Goldens Retrievers vers 1930

Le Retriever, histoire de chien de chasse

Magazine du Chien de Chasse n° 23 janvier février 2020

Le Retriever d’autrefois.

Le retriever n’était pas une race de chien mais un type de chien qui réunissait plusieurs variétés.  Il offrait beaucoup de ressemblance avec le Barbet, que les chasseurs d’outre-Manche dressaient uniquement à rapporter le gibier que les pointers et setters leur faisaient tuer ou blesser.

Il y avait des retrievers retrouveurs à poils courts, à poils ondulés et d’autres à poils frisés.

La taille variait beaucoup, ainsi que la robe mais souvent de couleur noire de préférence.

On peut dire sans beaucoup se tromper que le retriever était une sorte de barbet perfectionné.

A l’époque, certains retrievers avaient aussi, d’où leur origine, une ressemblance avec le terre-neuve dont à la robe était moins fournie qu’aujourd’hui.

Le Terre-neuve ancêtre du retriever.

Le retriever était connu pour avoir un nez exquis et une endurance exceptionnelle. On en a vu rapporter des lièvres qui avaient été mourir à de grandes distances. C’est à ce rapport que se bornait le rôle du retriever, qui ne devait jamais quêter et devait rester constamment au pied de son maître afin de se tenir à tout moment à sa disposition.

Le retriever était un chien d’utilité contesté et contestable, qui était pourtant utile à un moment donné pendant la chasse. Nous pouvons examiner leurs qualités et leur adaptation à la chasse en France mais à l’époque il y avait un problème à résoudre : était-il préférable de chasser avec un chien d’arrêt de type pointer ou setter dressé au rapport ou avec un chien d’arrêt dressé à se coucher au coup de fusil pour laisser à un chien retriever de race le soin d’aller chercher et de rapporter le gibier tué ?

Pour de nombreux chasseurs anglais, le mode de chasse au chien d’arrêt avec l’assistance d’un retriever était le meilleur sans contredit et, en se plaçant à leur point de vue, ils avaient raison.

Ces chasseurs n’admettaient qu’un dressage méticuleux. Le chien d’arrêt devait être soumis à une obéissance passive, en ayant toujours l’œil sur son maître, se couchant écrasé lorsque le chasseur levait le bras. Il fallait à plusieurs centaines de mètres que le chien se couche au coup de fusil et se couche aussi lorsqu’un oiseau qu’il n’avait pas éventé, en revenant à mauvais vent, le surprenait ou s’envolait devant lui.

Tout cela avait sa raison d’être. Il était en effet fort commode pour les chiens de grande quête d’obtenir d’eux, lorsqu’ils étaient au loin, au moindre signal cette obéissance télégraphique.

Il était agréable d’avoir devant soi un chien qui se couchait au coup de fusil et qui ne courait pas malgré vous à la pièce tombée. Mais tous les setters ou pointers n’étaient pas forcément de bons rapporteurs, bien que des variétés de retrievers aient été produites grâce au croisement avec du setter. Quant aux retrievers de race pure et de profession, ils étaient surtout employés comme complément indispensable aux chiens d’arrêt ou alors comme chiens rapporteurs lors des chasses en battue.

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Photo 1 (1. Terre-neuve ancêtre du Retriever.) : DR

Photo 2 (2. Scène de chasse avec la retriever Noranby) : DR

Photo 3 (3. Dare la chienne retriever championne au concours de 1912 rapportant un faisan.) : DR

Photo 4 (4. Retriever labrador du Baron Jaubert en 1913.) : DR

Photo 5 (5. Représentation originelle du Retriever Club de M. Xavier de Poret.) : DR

Photo 6 (6. Chien de Saint John ancêtre du labrador.) : DR

Photo 7 (7. Retriever Labrador noir) : DR

Photo 8 (8. Retriever Curly nommé Royal Champion de l’exposition de Mai 1863 au jardin zoologique d’acclimatation) : DR

Photo 9 (9. Goldens Retrievers vers 1930) : DR

Photo 10 (10. Retriever rapportant un canard) : DR

Photo 11 (11. Tableau de chasse : DR

 

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