Recherche au sang Le labrador

Recherche au sang : Le labrador

Le labrador : un pisteur né !

Le Magazine du chien de chasse N°13

Pourquoi choisit-on telle ou telle race de chien pour faire un chien de sang?

Je suis conducteur depuis 17 ans et je pratique la recherche depuis les années 95.

Lorsque que j’ai décidé d’éduquer un chien de sang, je me suis tourné vers le labrador mais pas n’importe quel labrador.
Je voudrais tout d’abord faire la distinction entre un labrador de type molossoïde que l’on rencontre dans les expos ou chez les particuliers et les “autres labradors”.

Ces chiens à mon sens ont perdu leurs qualités de chien de chasse au profit d’une mode à une époque. Bien souvent lorsqu’il y a ce type de phénomène dans les races de  chiens de chasse, les éleveurs délaissent les qualités de chasseur du chien pour s’orienter vers des critères  d’esthétique. Propos qui bien sûr n’engagent que moi.
Je me suis donc tourné vers des chiens issus de lignées de travail. Ces labradors sont de gabarit plus petit, sélectionnés pour leurs qualités olfactives, équilibrés dans leur tête et ayant su garder leurs qualités de chasseur.

J’ai choisi le labrador comme auxiliaire pour la recherche du grand gibier blessé par affinité d’abord puis en rapport aux animaux recherchés et surtout du biotope dans lequel le chien allait être amené à évoluer.
A mes débuts, il y a presque 20 ans, la population de grands animaux était beaucoup moins nombreuse qu’aujourd’hui. Ces grands animaux étaient concentrés sur quelques massifs forestiers, notamment en Brenne (Indre) sur le massif de Lancosme.

La Brenne ! Pays aux mille étangs, dit-on! Mais en réalité il en a été répertorié plus de 2500. Zone humide, Parc Régional et de renommée  internationale, la Brenne est l’une des grandes zones continentales françaises de ce type. Ses sols pauvres argilo gréseux expliquent  la création des étangs. Ici il est plus facile de “faire pousser des poissons que du blé”. La Brenne, région touchée par la déprise agricole où l’élevage tend à disparaître. Peu à peu, le milieu se referme de façon quelque fois volontaire en espérant y voir se développer un peu plus de grands animaux et notamment les sangliers. La Brenne, c’est aussi le massif de Lancosme, l’une des forêts privées les plus vastes de France. Cerfs et biches vivent en totale liberté et côtoient chevreuils et sangliers. Pensez : un massif composé de 4000 ha d’un seul tenant plus les propriétés voisines, le tout composé de résineux, de brandes, d’étangs et de roselières.

Contributeur : Claude Labrune – Délégué UNUCR 36

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