2. Chasse de fauconniers avec epagneuls de couleur noir et blanc. detail illustration medeviale

Histoire:Le chien de fauconnerie.

 

Le Magazine du Chien de Chasse N°31

Le chien du fauconnier était depuis le Moyen-Âge soit un chien de race lévrier soit de race épagneul. Cette dernière race est en fait la plus ancienne des chiens d'arrêt, elle serait issue d'un croisement de chiens de type braque et de lévrier. Ce chien, appelé « chien d'oisel » (chien d'oiseau), était utilisé pour faire lever le gibier à plumes pour que le fauconnier lâche ensuite son faucon sur le gibier.

Le chien avait pour fonction d’indiquer aux chasseurs par son arrêt couché la position précise de l’oiseau blotti.

D'ailleurs, le mot épagneul vient du vieux verbe français s'espeignir, voulant dire, se coucher, se plaquer au sol.

La chasse au faucon avec le chien d’arrêt était non seulement un loisir mais aussi un art qu’il fallait étudier dans les ouvrages spécifiques de l’époque, pour servir à l’éducation des jeunes princes. La lecture de ces ouvrages était une sorte de catéchisme en matière de chasse, aux dissertations morales et symboliques, dans lequel toutes les choses connues étaient passées en revue. Les chapitres sur cette fauconnerie sont véritablement didactiques, on apprend comment on doit former les faucons avec les chiens.

Des chiens à la cour

La véritable passion cynégétique des rois de France faisait qu’on devait conserver à la cour la fauconnerie et leurs chiens. De même pour toutes les lignées de seigneurs, surtout ceux de Bourgogne qui considéraient les chiens et les rapaces comme des instruments en grande faveur pour notre pays.

Le plus ancien document où il en soit fait mention se trouve dans le second concile de Mâcon en l’an 585, au chapitre intitulé « Des chiens et des éperviers que les évêques ne doivent pas nourrir ».

Cela prouve que c’était une monstruosité et un manque notoire de respect d’avoir des chiens et des éperviers, là où l’on devait chanter des cantiques à la gloire de Dieu.

Les évêques ne se contentaient pas de nourrir les rapaces dans le palais épiscopal, ils portaient aussi l’oiseau sur le poing ganté, comme un signe pour symboliser la suzeraineté.

Les chiens et les oiseaux rentraient dans les cathédrales. Sans chercher dans les documents religieux, on sait que la passion pour les chiens et les rapaces dominait aussi bien le clergé que les seigneurs laïques. Il est à noter, dès le début du Moyen-Âge, la farouche jalousie avec laquelle les ducs de Bourgogne entendaient se réserver le droit de chasse dans leurs forêts.

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sculpture chien édifice religieuxLes chiens de la fauconnièreLe fauconnier, son oiseau et ses chiens après la prise d’un héron. Lithographie de John Frédérick-Tayler en 1863.fauconnier et ses chiens sur une toile de David Teniers (1610-1690)détail tapisserie de Bayeux chiens de chasse de fauconnier

Bibliographie :

Documentation sur le livre du Roy Modus et de la Rogne Racio en 1338.

Documentation du livre de la chasse de Gaston Fébus en 1387.

Documentation du Déduit à la chasse par le chapelain du roi Jean II le Bon au XIVe siècle.

Documentation sur la fauconnerie des ducs de Bourgogne d’après Étienne Picard en 1881.

Documentation détails d’illustrations médiévales.

Documentation de l’ANFA, Association Nationale des Fauconniers et Autoursiers.


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