Chiens de pied et rapprocheurs

Chiens courants

Chiens de pied et rapprocheurs

Parfois confondus, les chiens de pied et les rapprocheurs ont un rôle fondamental à jouer. Ils sont les éléments clés du bon déroulement de la chasse, principalement en ce qui concerne le sanglier. Ils devront donc posséder des qualités hors du commun et adaptées à l’utilisation à laquelle ils sont destinés.


Le Magazine du Chien de Chasse N°33

Sur le terrain, ce sont très fréquemment les mêmes chiens qui sont utilisés, surtout en ce qui concerne la chasse du sanglier. Mais selon la définition communément admise, il existe une différence fondamentale entre les deux. Le chien de pied est, en principe, conduit à la longe et, encore en principe, l’on devrait exiger de lui le silence sur la piste qu’il travaille. Ceci est valable en grande vénerie alors que les chasseurs de sangliers à tir demandent plutôt des chiens qui « donnent » sur des pieds froids. Le travail des rapprocheurs commence là où finit celui du chien de pied. Il est coutume de dire qu’un animal bien attaqué est à moitié pris. Faire le bois est donc la première des choses qui conditionne la chasse, permettant de lancer à coup sûr et dans les conditions les meilleures. Détourner un animal, c’est, avec l’aide d’un chien spécialisé appelé « limier », l’action de suivre une piste (généralement cerf ou sanglier) jusqu’à une dernière enceinte et faire le tour de cette enceinte pour voir s’il n’en sort pas. Mais il ne suffit pas de trouver la dernière remise, encore faut- il être assez discret afin que l’animal n’ait pas connaissance du veneur ou de l’homme de pied et qu’il reste dans sa demeure sans inquiétude. Pour ce qui est de la chasse du sanglier, il y a lieu de faire la différence entre les divers types de chasse, selon que l’on pratique sur des grands massifs ou sur des territoires plus restreints où les animaux sont plus nombreux. Quoi qu’il en soit, le principe reste le même. Le terme de « limier » utilisé en vénerie devient alors « chien de pied » chez les chasseurs à tir.

Choisir son chien de pied

L’éternelle question, et qui revient sans cesse, est bien de savoir quel est le meilleur chien pour remplir cette fonction. Bien des chasseurs, du moins ceux qui ont le plaisir de faire le pied (ce qui limite donc considérablement le nombre), se contentent d’utiliser un de leurs propres chiens qu’ils savent être bien dans la voie du gibier recherché. Il est à remarquer que ce n’est pas telle ou telle race qui influence la décision comme on pourrait le croire mais plutôt les circonstances ou la connaissance d’un propriétaire de chien qui a fait ses preuves. En général, les chasseurs savent bien où il faut aller pour se procurer ce qu’ils recherchent et même si certaines races sont davantage prisées que d’autres en ce domaine, il ne s’agit pas forcément de chiens de race pure. Il faut se rendre à l’évidence, les utilisateurs n’ont que faire des résultats d’épreuves officielles. Ce qu’ils veulent, c’est de l’efficacité sur le terrain. Quelles sont donc les qualités nécessaires pour faire un bon limier ? D’une façon générale, les caractères dits primaires (ceux qui se voient à l’œil), comme la construction ou la taille seront en rapport avec les  territoires et biotopes. C’est ainsi que l’on va privilégier les grands chiens bien construits et puissants sur les grands massifs alors que l’on pourra se permettre d’utiliser des petits modèles sur des chasses plus restreintes. Les caractères secondaires (ceux qui ne se voient pas à l’œil nu) seront, eux, indispensables dans tous les cas. Il s’agit d’abord du nez qui doit être puissant et adapté. En effet, une trop grande finesse de nez n’est pas indispensable et peut même, dans certains cas, devenir gênante car il peut arriver de travailler des voies trop hautes, celles, par exemple, qu’ont tracées des sangliers au début de leur nuit. Ces voies, appelées « voies du relevé », peuvent demander si on les suit, une journée entière pour rembucher l’animal et faire passer du temps inutilement, empêchant ainsi d’attaquer. La qualité la plus importante est sans doute dans le caractère du chien. Il n’est pas possible de faire un très bon chien de pied avec un élément trop emporté ou trop fougueux ou à l’inverse trop timide qui a du mal à comprendre ce que l’on attend de lui ......

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