Chasse La recherche au sang

Chasse : La recherche au sang, une discipline millénaire

Chasse : La recherche au sang; une discipline millénaire

Le Magazine du chien de chasse N°8

La recherche au sang n’est pas, comme le pensent certains, une discipline récente venue de l’Est. Ses origines se situent plutôt à l’ouest et au sud de l’Europe.

C’est une pratique très ancienne qui date du moyen-âge. Les premiers textes connus sur la recherche au sang remontent au douzième siècle. Les treizième et quatorzième siècles renforceront cette pratique par nombre d’écrits.

Les auteurs de ces traités, récits et légendes sont répertoriés dans différents pays d’Europe:

– le roman d’Enéas (1150) de Benoît de Saint-Maure: dans la chasse du cerf, le brachet est mis en croupe et quand le cerf est blessé au flanc, «il met après son chien à sang»

– L’Anglo-normand Béroul (1165 ou 1170), avec la célèbre légende de Tristan et Iseult: «Iseut flatta Husdent de la main et dit : Sire, épargnez-le! J’ai ouï parler d’un forestier gallois qui avait habitué son chien à suivre, sans aboyer, la trace de sang des cerfs blessés. Ami Tristan, quelle joie si on réussissait, en y mettant sa peine, à dresser ainsi Husdent !»

– le roman de Rou (vers 1170), chronique des Plantagenêts, ducs de Normandie puis rois d’Angleterre : Wace signale que, quand Richard 1er va chasser à l’arc: «il faisait porter chiens à sang s’il allait berser (chasser, à l’arc)».

l’Allemand Guicennas (vers 1250) dans de Arte bresandi, considéré comme le plus ancien traité de chasse de l’occident: «le chasseur doit savoir dresser son brachet à suivre le sang… «brachetus at sanguinem»

– l’Italien Pietro de Crescenzi (vers 1305) pour la chasse du cerf: «un petit chien dressé à cet usage suivra la voie du sang jusqu’à ce qu’il trouve la bête»

– l’Anglais William Rwiti (vers 1327) : le bercelet avait pour métier de suivre les bêtes blessées.

– Le Français Henri de Ferrières (1360) et les livres du Roy Modus : «si une bête est blessée l’archer doit huer longuement pour faire venir le brachet qui suit le sang»

– le célèbre comte de Foix, Gaston Phébus (1388) : si une bête est blessée «il ‘(l’archer) doit huer un long mot ou siffler, ce qui vaut mieux, pour avoir le chien pour le sang…»

L’Espagnol Juan Mateos (1633) arbalétrier de sa majesté le roi Felipe IV.

Photos: UNUCR

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